Un Velux, ce n’est pas seulement un carré de lumière dans un grenier. C’est un projet qui, avant d’éclairer la pièce, éclaire surtout… la paperasse. Entre rêve de combles aménagés et réalité administrative, la déclaration préalable de travaux s’impose comme le passage obligé.
Quel document faut-il prévoir ?
Dans la plupart des cas, la déclaration préalable sert de filtre pour s’assurer que votre projet colle aux règles d’urbanisme locales. Voici deux situations où elle s’impose à vous :
- Poser une fenêtre de toit bouleverse l’aspect extérieur. Il faut alors utiliser le formulaire Cerfa n°13703*04.
- Aménager le grenier afin de gagner jusqu’à 20m² en plus (ou jusqu’à 40m² dans un secteur régi par un PLU) exige, lui, le Cerfa n°13404*03.
Sachez-le : le plancher existe déjà ? Réaménager cet espace ne gonfle pas la surface globale de la maison. Pourtant, percer la toiture pour faire entrer la lumière entraîne systématiquement une déclaration. Et ce n’est pas tout : le dossier doit compiler un ensemble de justificatifs, la liste détaillée étant sur les formulaires officiels. Si le calcul de la surface au sol vous paraît obscur, le ministère propose une fiche explicative à télécharger pour se repérer.
À qui adresser le dossier ?
L’ensemble du dossier doit être transmis en deux exemplaires à la mairie de la commune concernée. Un dépôt physique ou un envoi par recommandé avec accusé de réception sont possibles.
Dès l’envoi effectué, il faut veiller à afficher sur place un avis qui résume le projet dans les deux semaines, et ce, jusqu’à la fin de l’instruction administrative.
Après le dépôt : quelles suites ?
À la réception du dossier, plusieurs scénarios apparaissent :
- Acceptation : vous avez deux ans pour débuter, à condition de ne pas interrompre le chantier plus de douze mois. Une prolongation d’un an peut s’obtenir si elle est demandée deux mois avant l’échéance.
- Refus : la voie du réexamen reste possible sous deux mois via lettre recommandée. Un second refus impose de passer par le Tribunal administratif.
- Silence pendant un mois : vous êtes considéré comme ayant reçu l’accord tacite.
Qu’en est-il du permis de construire ?
Le permis devient non négociable si les travaux projettent la maison au-delà de 170m², ou si elle dépasse déjà ce seuil, indépendamment du nombre de mètres carrés créés lors de cette opération.
Une préparation rigoureuse change la donne : définir précisément besoins, solutions et prestataires, établir un budget et un calendrier réaliste… Ce parcours en amont pèse lourd au moment de réunir les papiers officiels, mais évite bien des contretemps une fois le chantier ouvert.
Anticiper, s’informer et réunir toutes les pièces reste le trio gagnant. Une fois le feu vert obtenu, la lumière ne demande plus qu’à entrer sous le toit, sans ombre sur votre projet.

