On ne le dira jamais assez : les mouches, moustiques et autres insectes n’ont que faire de la réussite de votre compost. Leur présence ne pose problème qu’à vous, pas à votre bac. Pourtant, lorsque ces indésirables s’invitent dans votre composteur, mieux vaut adopter quelques réflexes simples pour limiter leur intrusion et éviter qu’ils ne s’installent durablement.
1) Réduire les déchets sucrés
Pendant les périodes chaudes, le printemps et l’été en tête, limiter les restes trop sucrés dans le compost s’avère vite payant. Fruits mûrs, pelures, morceaux juteux : tout ce qui dégage du sucre ou du jus attire irrémédiablement mouches et moustiques, friands de ces festins pour pondre leurs œufs. Peu importe la forme, graines, noyaux ou fruits entiers, ces aliments les font converger par dizaines.
Si votre panier déborde de fruits, il existe une parade simple pour continuer à composter sans transformer votre bac en nurserie à insectes. Emballez les fruits dans du papier ou du carton, puis enfouissez-les sous la surface du compost, tout au fond si possible.
Cet astuce fonctionne aussi pour les restes de viande ou de poisson, qui méritent d’être traités avec la même vigilance.
2) Déchets à composter rapidement
Les mouches raffolent des aliments en pleine décomposition. Plus vous traînez à les déposer, plus elles auront de temps pour y pondre leurs œufs. Mieux vaut donc amener vos déchets au composteur sans attendre. De cette façon, les vers et autres micro-organismes auront le temps de s’en charger avant l’arrivée des insectes.
En attendant de faire le trajet, une astuce s’impose : conservez vos déchets dans un récipient hermétique au réfrigérateur, ou dans un seau fermé. Les mouches n’auront alors aucune chance d’y déposer leur progéniture.
En période estivale, la vigilance doit être accrue : avec la chaleur, la nourriture se dégrade bien plus vite et attire d’autant plus rapidement les indésirables.
3) Gérer l’humidité
Le sucre n’est pas le seul élément qui fait venir les mouches et les moucherons : l’humidité joue aussi un rôle de premier plan. À l’inverse, un compost trop sec attire les fourmis. D’où l’intérêt de surveiller de près l’équilibre hydrique de votre composteur.
Si le compost est trop humide, laissez-le reposer quelques jours sans nouveaux apports. Pensez aussi à le recouvrir de papier ou de carton pour absorber l’excès d’eau.
Si le compost est trop sec, humidifiez des morceaux de papier ou de carton avant de les déposer dans le bac. Tondre la pelouse et ajouter les résidus peut aussi aider à ramener un peu d’humidité.
Pour mieux réguler l’ensemble, il peut être intéressant de disposer une couche de papier ou de carton au fond du bac, puis d’alterner systématiquement matières humides et matières sèches à chaque apport.
4) Protéger le composteur du soleil
Toute l’année, un composteur exposé au soleil ne pose guère de souci. Mais en été, mieux vaut le déplacer à l’ombre ou le protéger des rayons directs pour limiter la prolifération des mouches et des moucherons. Ainsi, la décomposition des déchets se fait plus progressivement et les insectes sont moins tentés de s’y installer.
5) Veiller à l’aération du composteur
Un composteur hermétique est une erreur classique. Il doit, au contraire, comporter de nombreuses ouvertures, y compris sur le couvercle, afin de favoriser la circulation de l’air, réguler la température intérieure et éviter l’excès d’obscurité. Car les insectes cherchent avant tout l’humidité, la chaleur et l’ombre dense pour pondre et proliférer.
Pensez aussi à ouvrir régulièrement le couvercle, un geste rapide, mais efficace pour déranger les mouches et autres moustiques qui pourraient s’y installer.
6) Nettoyer les rebords du composteur
Les drosophiles et autres petites mouches affectionnent particulièrement les rebords et l’intérieur du couvercle du composteur pour y déposer leurs œufs. Un nettoyage régulier de ces parties limite drastiquement leur présence et coupe court à l’invasion.
7) Maîtriser l’acidité
Un compost trop acide attire une catégorie spécifique de mouches, les mouches d’argile, qui raffolent des substrats à pH élevé. Afin de limiter l’acidité et d’éviter de les attirer, ajoutez chaque semaine des coquilles d’œufs écrasées ou une poignée de cendres. Ce geste stabilise le pH et rend l’environnement moins propice aux envahisseurs.
8) Recouvrir systématiquement les déchets
Règle de base : chaque fois que vous ajoutez de nouveaux déchets, couvrez-les avec une couche de carton découpé ou de copeaux de bois. Environ la moitié de la masse de déchets devrait être constituée de matières sèches, comme le carton. Si vous compostez en pleine terre, il est aussi possible d’utiliser de la terre, de la paille ou des feuilles mortes pour recouvrir le tout.
Ce réflexe limite l’arrivée des sciarides, ces petites mouches noires qui ne demandent qu’à coloniser votre tas de compost.
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