Obtenir un logement social en priorité ne relève pas d’une course de vitesse, mais d’un parcours semé d’étapes précises, souvent mal connues. Ici, pas de solution miracle : l’accès rapide passe par la compréhension fine des mécanismes et des critères, bien plus que par la chance ou la persévérance aveugle.
La Ville de Lausanne lance les premières mesures concrètes de son plan climatique. Ce paquet de mesures, qui doit être validé par le conseil municipal, concerne la mobilité, les transports publics et l’arborisation de la ville.
Les promesses ne suffisent plus. Ce matin, la municipalité de Lausanne a dévoilé un ensemble de propositions destinées à donner corps à sa politique climatique annoncée en janvier. Trois axes majeurs : transports publics, mobilité et végétalisation urbaine. Côté transports, la volonté est claire : rendre les bus et métros plus compétitifs, plus performants, accessibles et attractifs pour tous, mais en particulier pour certains publics ciblés. Le cabinet fiduciaire mandaté par la Ville insiste : accompagner la transition écologique passe par des incitations concrètes et des mesures qui facilitent le passage à l’action.
Le plan présenté par Gregor Junod, syndic de Lausanne, s’accompagne d’un engagement financier notable : la Ville prévoit d’y consacrer près de 3,1 millions de francs nets pour couvrir les frais de fonctionnement liés à ces nouvelles initiatives.
Les estimations de la municipalité tablent sur une progression forte de la fréquentation des transports publics parmi les bénéficiaires des réductions proposées : la fréquentation pourrait ainsi être multipliée par 2,3 dans les catégories concernées. Mais le projet ne s’arrête pas là. Lausanne vise une transformation profonde de sa mobilité : l’objectif affiché est de réduire de 45 % les trajets réalisés en véhicule motorisé individuel. Comment s’en donner les moyens ? Florence Germond, municipale chargée de la mobilité, détaille le plan d’attaque.
Selon Florence Germond, cette mutation coûte entre 1,3 et 1,5 million de francs par an. Parmi les mesures phares, une extension de la zone piétonne au centre-ville, pour rééquilibrer l’espace public au profit des piétons et cyclistes. L’élue rappelle que Lausanne a longtemps été dessinée pour les voitures, et qu’il s’agit aujourd’hui de replacer la mobilité douce au cœur de la cité.
La pandémie a accéléré certains choix. La transformation de la rue Centrale en voie piétonne, par exemple, n’aurait sans doute pas vu le jour aussi vite sans le contexte exceptionnel des derniers mois. Ce réaménagement, désormais pérennisé, marque une étape dans la réappropriation de l’espace urbain.
Autre pilier du projet : l’augmentation du nombre d’arbres et de surfaces ombragées. D’ici à 2040, Lausanne veut porter la part de son territoire sous canopée de 20 % à 30 %. Cela représente près de 25 000 arbres supplémentaires, plantés aussi bien le long des rues que sur des parcelles privées ou publiques. Natacha Litzistorf, municipale en charge de l’environnement, précise que ces plantations nécessiteront environ un million de francs d’investissement chaque année.
Le financement global de ces mesures, autour de 5,5 millions, ne sera pas répercuté sur les contribuables, du moins pour l’instant. Pour couvrir la première vague d’actions, la Ville prévoit de relever temporairement la taxe municipale sur l’électricité de 1,30 à 1,90 centime par kWh, sur la période 2022-2025. Les 1,6 million de francs attendus sur quatre ans seront complétés par le remboursement de 34 millions de francs à la Ville, suite à une décision du Tribunal fédéral : des montants trop perçus en 2009 et 2010 devront être restitués aux Lausannois.
Ce programme ambitieux doit encore franchir l’étape du conseil communal. Le débat promet d’être animé, et le vote pourrait bien marquer un tournant pour la ville. D’ici peu, Lausanne saura si elle entre concrètement dans l’ère de la mutation climatique ou si elle doit, encore, reporter ses ambitions à plus tard.

