Après quelques années, nous notons qu’un réservoir gonflé 1000 litres sur des palettes en bois de montagne n’est pas la meilleure solution :
- La palette en contact direct avec le sol finit vite par rendre l’âme : humidité, champignons, rien ne lui est épargné.
- Impossible d’installer son réservoir sans ruser : les palettes aux bonnes dimensions (1 m x 1,20 m) sont rares, alors il faut accumuler, bricoler, multiplier les supports.
Une alternative concrète, bien moins coûteuse : pour environ 14 € (voire rien si l’on récupère du matériel), on peut rehausser la cuve de 40 cm en empilant deux blocs agglomérés 20/20/50 (0,95 € pièce chez Weldom, 30133 Les Angles). Pour obtenir une assise plane, quelques ajustements s’imposent : un peu de terrassement, du gravier, une règle, un niveau à bulle, et l’affaire est faite.
Lors des améliorations réalisées sur les deux réservoirs près du portail en avril 2018, le choix a été fait de monter la cuve sur deux rangées d’agglos (soit 40 cm de haut). Ce montage suffit pour remplir un arrosoir rapidement et obtenir suffisamment de pression pour alimenter un tambour de 200 litres via un simple tuyau d’arrosage.
Autre variante, visible sur la même photo : placer la cuve sur quatre rangées d’agglos. Cette configuration permet de créer un trop-plein capable d’alimenter un second réservoir ou d’être dirigé vers l’évacuation.
Petite parenthèse sur la récupération d’eau de pluie à la sauce « Édika », inspirée par les toits inclinés du voisin : la société forestière Donnadieu de Domazan a cédé pour 20 € quatre troncs de bois au bon diamètre, posés en tunnels. Même réservoir vidé, même avec le vent qui secoue, l’ensemble reste stable. Mais il faut garder à l’esprit un point de vigilance : dès que la vanne présente une fissure, la cuve commence à fuir. Ici, le réservoir repose sur des chevrons, mais le centre n’est pas soutenu : les tensions s’accumulent et finissent par fragiliser la vanne, accélérant sa dégradation.
Petit retour en arrière sur l’évolution des supports de cuve :
- En avril 2014, l’eau de pluie était d’abord collectée dans un récupérateur de 300 litres, dont le trop-plein alimentait ensuite une cuve de 200 litres, puis une autre. Total : 700 litres, en circuit malin.
- En novembre 2014, passage à une cuve de 1000 L posée à même le sol, dans un bac type « tonne d’eau ».
- En septembre 2014, tentative de surélévation sur palettes : résultat mitigé, la surface au sol devient envahissante et impossible de rien stocker sous la cuve.
- En novembre 2014, la solution retenue : des chevrons posés sur quatre gros troncs, pour une stabilité robuste.
Un constat s’impose après plusieurs années : les cuves d’occasion affichent en moyenne cinq ans de service. Les vannes, elles, montrent vite des signes de fatigue, des fissures apparaissent. Avant de perdre totalement le contrôle sur l’ouverture ou la fermeture, il vaut mieux maintenir la cuve en place et la dédier à la réserve d’eau, quitte à fonctionner sans vanne classique. Un système qui continue de dépanner, tant qu’on accepte cette part d’imprévu.
Installer une cuve de 1000 L ne se résume jamais à une histoire de palettes ou de blocs : c’est une suite d’essais, d’ajustements et d’astuces, dictés par le terrain et l’expérience. Il suffit parfois d’un détail, une vanne qui flanche, un support qui ploie, pour remettre tout le dispositif en question. Une chose est sûre : la solution parfaite n’est jamais figée, elle se bricole, se teste, se réinvente au fil des besoins et des saisons.

